Vaccin
Composition du vaccin injectable
La composition du vaccin injectable est modifiée annuellement en fonction des souches du virus de l’influenza qui risquent de circuler au Canada au cours de l’automne et de l’hiver. Le vaccin renferme les antigènes (substances capables de provoquer une réponse du système immunitaire) de deux virus de type A et d'un virus de type B.
Le vaccin produit pour la saison 2012-2013 contient les trois souches suivantes :
- A/California/7/2009 (H1N1), souche de l’influenza pandémique A(H1N1) 2009,
- A/Victoria/361/2011 (H3N2),
- B/Wisconsin/2010;
Il contient également une quantité négligeable de thimérosal comme agent de conservation, des traces de sucrose, du désoxycholate de sodium ou du Triton X-100 (produits servant à séparer les virus pour les inclure dans le vaccin), du chlorure de sodium, du chlorure de potassium, de l’heptahydrate de phosphate dibasique de sodium, du phosphate de potassium monobasique et de l’eau. De plus, le vaccin renferme des traces de protéines d’œuf et de formaldéhyde; certains vaccins peuvent aussi contenir une quantité infime de néomycine et de saccharose.
Composition du vaccin intranasal
Pour la saison 2012-2013, le vaccin intranasal FluMist® contient les trois mêmes souches que le vaccin injectable, soit :
- A/California/7/2009 (H1N1), souche de l’influenza pandémique A(H1N1) 2009,
- A/Victoria/361/2011 (H3N2),
- B/Wisconsin/2010.
Il contient également une quantité négligeable d’hydrolysat de gélatine porcine de type A, du saccharose, du chlorhydrate d’arginine, du glutamate monosodique, de l’hydrogénophosphate de dipotassium, du dihydrogénophosphate de potassium et de la gentamicine en quantité infime. Enfin, le vaccin contient des traces de protéines d’œuf.
Efficacité du vaccin
La production et la persistance des anticorps après la vaccination dépendent de plusieurs facteurs, dont l’âge, la fréquence de l’exposition aux virus ainsi que le fait de présenter un déficit immunitaire.
Le vaccin prend deux semaines avant d’atteindre son efficacité maximale. La protection peut varier d’une personne à l’autre, mais elle dure au moins de 6 à 12 mois, et peut-être davantage chez la grande majorité des personnes. L’efficacité du vaccin dépend de l’âge et du statut immunitaire de la personne vaccinée ainsi que du degré de similitude entre les souches qui circulent et celles qui sont incluses dans le vaccin.
Les études ont démontré que, par rapport au vaccin injectable, le Flumist® est plus efficace chez les enfants âgés de 2 à 17 ans et qu’il les protège plus longtemps. Pour cette raison, les experts recommandent d’administrer le Flumist® plutôt que le vaccin injectable aux enfants de 2 à 17 ans.
À la différence des études portant sur les enfants, la plupart des études comparatives chez les adultes de 18 à 59 ans en bonne santé ont conclu soit à une efficacité comparable du vaccin injectable et du vaccin vivant atténué, soit à la supériorité du vaccin injectable sur le vaccin vivant atténué.
Sécurité du vaccin
Au Québec, à l’automne 1990, la Direction générale de la santé publique du MSSS lançait le programme ESPRI. Ce programme de surveillance passive des « Effets Secondaires Possiblement Reliés à l’Immunisation », par lequel sont recensées les déclarations des manifestations cliniques inhabituelles (MCI) survenues après une vaccination au Québec.
Les objectifs du programme de surveillance ESPRI sont :
- d’assurer le contrôle de la qualité des produits immunisants déjà commercialisés;
- de documenter la nature, la fréquence et la gravité des manifestations cliniques signalées après l’administration des produits immunisants;
- d’aider les autorités de santé publique à prendre les meilleures décisions quant aux choix et aux modalités d’utilisation des produits immunisants afin de maximiser l’impact positif des vaccins sur la santé publique.
D’autres systèmes de surveillance sont en place au Canada. Depuis 1991, le réseau de surveillance active IMPACT (Immunization Monitoring Program ACTive) est constitué de 12 hôpitaux pédiatriques, dont 3 au Québec, réalisant une recherche active de manifestations cliniques graves. Des études de surveillance additionnelles de même que des études épidémiologiques ou cliniques peuvent aussi être effectuées par des chercheurs en santé publique ou des chercheurs universitaires.
Finalement, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a elle aussi un projet prioritaire de sécurité vaccinale a créé, en septembre 1999, le Comité consultatif pour la sécurité des vaccins. Ce comité a pour mission de permettre à l’OMS de réagir avec rapidité, efficacité et rigueur scientifique aux problèmes de sécurité vaccinale qui pourraient se poser à l’échelle mondiale.

Accueil
Vaccination


